Dans le cadre du dispositif « fonds vert » initié pour accélérer la transition écologique dans les territoires, le Cerema accompagne Saint-Brieuc Armor Agglomération dans la réalisation d’un référentiel de vulnérabilité aux inondations. Le diagnostic, qui fait l’objet de ce document, porte sur les conséquences de deux scénarios potentiels d’inondation du territoire dus à la concomitance d’une...
Dans le cadre du dispositif « fonds vert » initié pour accélérer la transition écologique dans les territoires, le Cerema accompagne Saint-Brieuc Armor Agglomération dans la réalisation d’un référentiel de vulnérabilité aux inondations. Le diagnostic, qui fait l’objet de ce document, porte sur les conséquences de deux scénarios potentiels d’inondation du territoire dus à la concomitance d’une crue fluviale et d’une submersion marine. L’évaluation des conséquences des inondations est effectuée à partir d’une trentaine d’indicateurs qui permettront au fil du temps de montrer l’évolution de la vulnérabilité du territoire selon les trois objectifs de la Stratégie Nationale de Gestion du Risque Inondation (SNGRI) : augmenter la sécurité, diminuer le coût des dommages et diminuer les délais du retour à la normale. Le type d’inondation, à cinétique lente, n’implique pas a priori des risques majeurs pour la sécurité des habitants. Il ressort que seuls 7 bâtis de plain-pied en zone d’aléa fort pourraient constituer une source de danger pour leurs occupants, dans le cas du scénario maritime, et que seulement 3 km de routes (dans le scénario fluvial) et 9 km (dans le scénario maritime) seraient inondés avec plus de 25 cm d’eau. La préparation en matière de gestion de crise est convenable à l’exception des exercices et des Documents d’Information Communale sur les Risques Majeurs (DICRIM) qui peuvent être améliorés. Le coût des dommages pour les logements s’élève respectivement à 480 000 euros pour le scénario xynthia et 3 900 000 euros pour le scénario maritime. L’économie du territoire risque également d’être perturbée avec plusieurs dizaines de commerces et entreprises, 2 complexes sportifs, ainsi que plusieurs dizaines d’hectares de cultures vulnérables.
Enfin, même si la durée de submersion est relativement courte, le retour à la normale sur le territoire est conditionné par les nombreux logements à remettre en état et aux difficultés que l’économie de ce petit territoire pourrait avoir pour se relancer. Ces chiffres ont vocation à être réduits par la mise en œuvre des axes du plan d’actions. Une priorisation des actions à mener en cas de crise est également à étudier afin de réduire les délais de retour à la normale pour l’ensemble des usages impactés.
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